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Pots et balcons

Ils rapprochent le jardin de la cuisine… ou permettent plus simplement d’en avoir un, de jardin.
Les pots. En terre, en galva, les plastiques que l’on habille et les bassines en tout genre. Des lessiveuses aux bacholles… pour ceux œuvrent en cuisine, c’est « aromatiques à volonté ». Ou tout du moins, à portée de main.

Le gros pot de persil, la trilogie thym-estragon-ciboulette, la menthe poivrée, les basilics et origans… Ça sent bon aux terrasses et balcons !
Et comme il leur faut de l’eau, à ces pots, les fonds de pichets, l’eau de lavage des salades, même sans arrosoir… c’est pour leurs pommes !


Pour les sans-jardin : les tomates et poivrons ne sont pas en reste. Il existe bien quelques variétés adaptées à cette culture en espace confiné… la tomate Lime green est une productive juteuse et acidulée, le poivron Cherry time nous offre sa saveur fruitée.

Et bien sûr, fleurs et plantes grasses, et toutes les autres dont les racines s’accommoderont d’un espace limité.


Jardiniers vacanciers et voyageurs : pensez à mobiliser voisins et copains, nos amies risquent d’avoir fort soif, l’été passé sans vous !

Un roi au potager

L’artichaut, le roi. C’est en tout cas ce qu’il m’inspire. Est-ce parce qu’indétrônable, une fois bien installé ? Est-ce par sa prestance, au sortir de l’hiver, qui le fait dominer en maître les autres légumes ?

Il est, en ce mois d’avril, déjà haut et large. Il tient ses feuilles bien développées et cette envergure de ses racines puissantes et profondes qui travaillent en souterrain, pour le servir.
Pour servir sa tête, ses têtes. Parce que c’est un roi… que les gourmets culottés osent décapiter !
Ce sont les capitules que l’on mange en effet, ou plus précisément les « bractées de l’involucre » comme dirait le botaniste de Sa Majesté.

Des pucerons essaient de le renverser ? Une armada de coccinelles arrive, larves, adultes, et nettoie tout ça, fissa.  Il peine à grandir d’avoir trop abusé des nutriments en réserve ? Le jardinier accourt, poussant une brouette de compost qu’il épandra à ses pieds. L’été trop chaud ? Paillage ! L’hiver trop humide, froid ? Paillage ! Le premier soleil de février annonçant un réchauffement du sol qui lui serait des plus favorable ? Dépaillage ! Quand je vous dis qu’il se fait servir.

Qui se douterait que le monarque est le descendant de chardons sauvages ?
Il en fallait de l’imagination pour, peu à peu, arriver à domestiquer cette plante et lui permettre de rendre le meilleur d’elle-même. Qu’a -t-il à nous offrir ? Ce goût, incomparable. Un cœur tendre. Et un apport en quantité appréciable -pour le compost, des restes de la table.
L’artichaut : quelle classe !

Vive les pucerons !

Vive les pucerons… du début de saison !

Je m’explique. Nous observons en ce moment, jardiniers attentifs, de véritables petits gisements de pucerons noirs ou verts, bien cachés au dos des feuilles ou s’exhibant en colonies.

Les pucerons … ceux que l’on ne veut pas, ceux qui peuvent mettre à mal nos récoltes et nous faire brandir le pulvérisateur de savon noir. Quitte à tout dézinguer.

Pourtant, qu’ils nous sont utiles ceux-là ! D’abord utiles à leurs prédateurs, d’ailleurs, qu’ils soient syrphe, guêpes parasitoïdes, punaises prédatrices ou autres, les planqués du jardin toujours là pour le petit graillou.

Séquence 1 : les pucerons, champions de la colonisation, reproducteurs zélés et véloces sont les premiers à se pointer. Ils piquent et sucent toutes les sèves et sucs, des orties, lierres, sureaux, hampes florales des choux d’hiver… les dites « plantes relais ».

Séquence 2 : les biens nommés auxiliaires, eux, arrivent, se reproduisent à leur tour à proximité des colonies de pucerons et commencent à décimer ces derniers, tout bonnement !

Séquence 3 : la progression des piqueurs est maîtrisée. Ils ne sont pas éradiqués, évidemment, on ne dilapide pas toute sa nourriture ainsi, il faut bien prévoir les lendemains ! Mais eux, les auxiliaires, se sont refait une petite santé et vont essaimer vers de nouveaux territoires… dans un environnement proche, très proche. Pourquoi ? Pour aller en quête d’autres pucerons, pitance facile.

Séquence 4 : le jardinier, la jardinière, patients, regardent tout ce monde bien à ses affaires, ne dégainent pas trop vite et se passent volontiers de l’arme chimique. En retour ? Ils voient débarquer nos populaires coccinelles sur les artichauts ou les fèves, et assistent à la curée, inévitable.

Nulle perfection au jardin toutefois, pas plus qu’ailleurs : il restera toujours quelques malins pucerons ayant su échapper aux prédateurs affamés. 
Mais tant qu’ils seront contenus ainsi par nos aides-jardiniers, veilleurs consciencieux, nous pouvons vaquer aux autres plaisirs du jardin.

La pluie

Aujourd’hui au jardin il pleut. Les escargots se déterrent : avez-vous déjà vu un escargot sortir de terre, tout engourdi ? Les fleurs de pissenlits, fanées, collent aux bottes, et leurs petits parachutes se passent du vent, et trouvent chez le jardinier botté d’Aigle, un semencier transporteur efficace, bien qu’involontaire ! Sous les cerisiers, un tapis de pétales… qui nous fait lever le nez : elles sont là, ça y est, les petites cerises formées, vertes et nombreuses. On sait qu’elles vont chuter en masse dans les prochains jours, éclaircie naturelle qui allégera l’arbre et fera gonfler de sucre les fruits restants. Petits coups d’œil aux carottes qui viennent de naître : c’est bon ! Les limaces ne sont pas de la partie, peut-être freinées dans leur ardeur printanière par la sécheresse en cours. C’est toujours une gageure que de réussir un beau semis de carottes dans un jardin foisonnant, où le paillage est une règle et les feuilles mortes, tontes fraîches et fanes de légumes autant de tentations pour les mollusques affamés. Si le jardinier que je suis compte bien sur les hérissons, staphylins, carabes et vers luisants nombreux et efficaces, il ne se refuse pas un anti-limace, dernière parade face aux offensives répétées, anti-limace oui, mais bio, le ferramol, l’honneur est sauf. ?

La dernière chance des fraises

C’est « « juste-juste ». Le travail devrait déjà être fait, mais bon, confinement ou pas, le jardiner peut céder devant une barquette de fraisiers en promo à la jardinerie du coin, enfin ouverte !

Ça tombe bien : le renouvellement de la fraiseraie doit être réalisé tous les 3-4 ans afin de s’assurer d’une récolte abondante. Il faut donc déplacer les plants. Mieux encore : en changer, soit en les reproduisant soi-même à partir des stolons (fin d’été -automne) soit… en dépensant quelques euros qui seront bien vite rentabilisés.

Que demande le fraisier pour être à son aise ? Une terre au pH acide à neutre, plutôt légère, bien drainée, et de l’eau, régulièrement pour ses racines superficielles.
Et l’essentiel : un sol vivant, riche en matière organique bien décomposée, en cours de décomposition et fraîche. Les trois !  


En ce moment j’étale de la paille sur l’herbe et je passe la tondeuse pour obtenir un mélange de matière des plus bénéfique.
Les adeptes du compostage y retrouveront un bon C/N comme on dit, ce qui signifie une nourriture équilibrée, riche en carbone et azote, favorable aux bactéries et champignons du sol. Après les bonnes pluies de printemps auxquelles je crois encore (!), je réalimenterai en paillage nourricier, et me réserve l’automne pour ajouter du broyat de bois.

Le fraisier est un gourmand : il conviendra de renouveler l’opération « compost » tous les automnes.

Je vous livre ici une petite manie : je plante des oignons un peu partout en début de printemps.
Là, entre ces fraisiers tout jeunes et pimpants je trouve de la place pour quelques bulbilles, et peu importe le paillage, rien n’arrête les oignons.

Ceux-ci seront mangés en frais, jeunes, tout compris, feuilles et bulbes à peine gonflés. Évidemment, pas avec les fraises…

Belles annuelles…

Elles sont éphémères, les annuelles !  Disons qu’elles « bouclent » leur cycle sur quelques mois, du semis à la libération des graines.
Rapides, mais élégantes !  Des sauvages spontanées qui apparaissent au jardin, portées par vents, oiseaux et fourmis …aux semées avec soin dans un carré choisi, au sein du potager ou dans le rang des carottes.

Innombrables fleurs, grand choix :  coquelicot, lin annuel, chardon-Marie, nielle, matricaire, pavots ou tagètes… invitons les amoureuses des insectes !  Pour le plaisir du jardinier… et la santé du jardin.

Le semis ? au printemps (de mars à mai) ou à l’automne (septembre-octobre). C’est donc le moment ! Un inconvénient ? Il faut les semer tous les ans… bien que certaines, généreuses, aiment à se ressemer ici ou là… et s’installent pour longtemps à nos côtés.

Le premier semis, toutefois, peut être délicat pour les jardiniers au sol lourd, compact et sec. Il convient donc de préparer avec soin un fin lit de semences tenu humide jusqu’à la levée.

J’aime particulièrement le bleuet (Centaurea cyanus) en massif, belle sauvage qui accompagne les moissons (elle est dite messicole) et qui disparaît de nos paysages agricoles trop bien désherbés.
Elle ne craint pas le plein soleil, peut se ressemer facilement d’une année à l’autre.
A semer en mars-avril, mais les semis d’automne favorisent une floraison précoce au printemps.

A bientôt !

Cette guêpe

Que fait cette guêpe sur la terrasse à l’heure du petit déjeuner ?

Elle arrache, grâce à ses mandibules puissantes, des petites fibres de bois qu’elle façonnera en pâte à papier.

Objectif : construire le nid, vite et bien. Le jardinier que je suis l’accueille avec bien des égards : une fois celui-ci achevé, établi dans un recoin de la serre, elle devra, pour nourrir ses larves, chasser tout le long du jour une multitude d’insectes.

Carnivore et précieuse, cette guêpe !

Aujourd’hui au jardin : le chou-rave

Il n’a de chou et de rave… que le nom ! Imaginez, une boule violette ou verte de 10 cm à trancher crue pour la tablée !

C’est mon chouchou d’avril, celui-ci, que je vous invite à découvrir, adeptes de crudités.

Ce légume peu connu chez nous est surtout cultivé dans les pays européens situés au nord-est de la France.

Ce « chou » produit un renflement sur la tige, un peu au-dessus du sol, sorte de pomme croquante, juteuse et savoureuse, que l’on consomme cru, à la croque au sel, comme des radis…qui ne piqueraient pas !

Il peut être mitonné aussi, mais là, je ne peux vous en dire plus, il est toujours croqué ici avant d’être cuit.

Une exigence quand même : au jardin, une croissance régulière, pas d’excès de chaud, de l’eau : bref, un légume à semer au printemps.

Et alors, si vous disposez de tunnels, serres ou châssis : c’est le top !

Les semis peuvent s’échelonner de mars à juillet selon les variétés.

La photo du jour … a été prise un 30 mai, c’est le « violet azur star ».

Des carottes bien semées

Carottes, laitues, radis : le tiercé gagnant d’avril !

Ce mois est particulièrement favorable au semis échelonné de ces indispensables du potager.
Les semer en mélange, c’est une association efficace : le radis germe le premier et marque la ligne de semis, il sera le premier croqué.

Puis vient la laitue qui peu à peu occupera l’espace aérien. Quant à la carotte, patiente, elle germera en dernier, et se développera en souterrain. Une complémentarité, intéressante pour les petits jardins bien sûr… et les grands !! Il convient “juste” de trouver le bon dosage mais avec un peu d’habitude, l’expertise arrive vite.

Pour ma part, j’ai pris l’habitude d’ajouter dans ce mélange des graines de coriandre qui serait un répulsif de la mouche de la carotte. En tout cas, c’est bon et c’est beau ! Cette année, j’y ai ajouté une pincée d’aneth.

Pour semer avec précision, je récupère du sable grossier que je tamise, puis je mélange toutes les graines dont celles de carotte qui ont passé 4-5 jours dans du marc de café.

Je gagne ainsi quelques jours sur la levée.

Carottes, laitues, radis : le tiercé gagnant d’avril !

Que font les gendarmes au jardin ?

Que font les gendarmes au jardin ?

Nous les connaissons friands des fruits des tilleuls, qu’ils piquent grâce à leur rostre, commun à toutes les punaises. Ce « bec » leur permet en effet de piquer et de sucer les fluides de leur nourriture végétale ou animale. Omnivores, ils ne se refusent donc rien :  s’ils se régalent de graines et débris végétaux, pucerons et autres petites gourmandises … ils sont aussi adeptes de la nécrophagie. En voici un se délectant, hier, d’un rouge-gorge au destin malheureux. Il y a quelques mois c’était un petit rongeur. Je continue donc ma collection de photos de gendarmes en action…

Pourquoi gendarme ?  Le nom vient des couleurs et des motifs rappelant les habits rouge et noir des gendarmes à partir de la fin du XVIIe siècle.