Aujourd’hui au jardin : la mort des pucerons

Ils étaient des centaines à sucer la sève sucrée des choux Kale Red Russian, depuis des semaines.
Nous, jardiniers, on se fiche bien de ce prélèvement qui arrive en année 2. Comprenons par-là que cette bisannuelle semée il y a juste un an et consommée feuille à feuille cet hiver ne nous propose plus grand-chose à croquer ces temps-ci.

Mieux : elle se concentre sur la fabrication des graines, petites perles cachées dans les siliques, sorte de capsules hermétiques allongées, cadeau de ce chou au jardin et au jardinier qui bénéficient ainsi de semences produites en circuit court. Les pucerons n’y touchent pas, seules quelques punaises au rostre affûté arrivent parfois à percer ces fruits.

Le chou, finalement, il fait sa vie, à donner ce qu’il peut, et offre même un peu de sucre aux pucerons. Tout va bien.
Puis elles sont arrivées discrètes et même invisibles aux yeux des autres êtres du jardin : les aphidius.

Description de la scène. La minuscule guêpe parasitoïde repère son hôte, se positionne à ses côtés et le pique en injectant un œuf – un seul, dans son corps.
L’opération est renouvelée sur toute la fratrie, condamnée.
Il vit encore, le puceron, et va vivre quelque temps en portant en lui la cause de sa mort annoncée : l’œuf d’abord, bien au chaud et protégé, puis la larve qui va le grignoter tranquillement de l’intérieur en commençant par les organes non vitaux comme pour faire durer le supplice.

Peu de temps après cette mort, l’aphidius se transforme, toujours protégée, puis grignote l’enveloppe du cadavre pour s’en extraire et vivre au jardin sa vie de parasitoïde.
La dépouille du défunt ressemble à une petite boule percée, chapelet de cadavres observé sur les choux (photo).

Tout est mort, plus rien ne bouge, exit les pucerons : les insectes sont bien les premiers et les plus efficaces des insecticides !

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