La dernière chance des fraises

C’est « « juste-juste ». Le travail devrait déjà être fait, mais bon, confinement ou pas, le jardiner peut céder devant une barquette de fraisiers en promo à la jardinerie du coin, enfin ouverte !

Ça tombe bien : le renouvellement de la fraiseraie doit être réalisé tous les 3-4 ans afin de s’assurer d’une récolte abondante. Il faut donc déplacer les plants. Mieux encore : en changer, soit en les reproduisant soi-même à partir des stolons (fin d’été -automne) soit… en dépensant quelques euros qui seront bien vite rentabilisés.

Que demande le fraisier pour être à son aise ? Une terre au pH acide à neutre, plutôt légère, bien drainée, et de l’eau, régulièrement pour ses racines superficielles.
Et l’essentiel : un sol vivant, riche en matière organique bien décomposée, en cours de décomposition et fraîche. Les trois !  


En ce moment j’étale de la paille sur l’herbe et je passe la tondeuse pour obtenir un mélange de matière des plus bénéfique.
Les adeptes du compostage y retrouveront un bon C/N comme on dit, ce qui signifie une nourriture équilibrée, riche en carbone et azote, favorable aux bactéries et champignons du sol. Après les bonnes pluies de printemps auxquelles je crois encore (!), je réalimenterai en paillage nourricier, et me réserve l’automne pour ajouter du broyat de bois.

Le fraisier est un gourmand : il conviendra de renouveler l’opération « compost » tous les automnes.

Je vous livre ici une petite manie : je plante des oignons un peu partout en début de printemps.
Là, entre ces fraisiers tout jeunes et pimpants je trouve de la place pour quelques bulbilles, et peu importe le paillage, rien n’arrête les oignons.

Ceux-ci seront mangés en frais, jeunes, tout compris, feuilles et bulbes à peine gonflés. Évidemment, pas avec les fraises…

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