J’aime le lierre

J’aime le lierre, et lui aussi, il m’aime. Enfin, il aime le jardin. Couvre-sol ou aérien, amoureux des arbres, des murs, des mésanges, des coccinelles et des abeilles : le lierre pourrait bien être classé au guide Michelin des piafs, un Air’ bnb toujours au vert.

Tordons le cou aux croyances d’un autre âge : le lierre n’étouffe pas les arbres. Le lierre n’a pas de « suçoirs » qui pompent la sève. Il se sert de tout support pour se hisser vers la lumière, mais n’entrave pas la croissance de l’arbre. Il se fixe à son hôte sans le parasiter. Le lierre reste au centre de l’arbre, dans le houppier, ne va pas conquérir l’extérieur, la couronne, lieu de fabrication de la photosynthèse. Un arbre en bonne santé ne pâtit pas de sa présence. Il est considéré aujourd’hui par les forestiers comme un réservoir de vie, un indice de belle santé de la forêt.

Au jardin, ses feuilles protectrices plaquées contre le tronc offrent cachettes et abris multiples aux insectes, chauves-souris, Troglodytes mignons, au plus chaud de l’été et comme en hiver. Ses fleurs d’octobre ravissent les butineurs heureux de cette manne automnale. Quant aux baies, elles forment une salade de fruits des plus énergétique (lipides !) pour les oiseaux en demande à la fin de l’hiver. 

S’il rampe au sol ? Il n’y a qu’à le tailler régulièrement et laisser le végétal faire le travail que le jardinier n’aura pas à faire : planter des couvre-sols, des caches-bordures, désherber à tout va. Le lierre : l’ami des fainéants.

Un peu trop exubérant ? Trop à son aise au jardin ? Le sécateur, utilisé avec attention, viendra vite à bout des pousses tendres qui cassent facilement et terminent au compost… ou en paillage.

Enfin, le lierre contient de la saponine et nous offre ainsi une lessive domestique efficace. Pour cela cueillez 100 gr de feuilles, lavez-les, mettez-les à bouillir pendant 15 minutes dans 1 litre d’eau, laisser reposer 1 journée, filtrer. C’est tout !

Trouver un défaut au lierre devient difficile. Allez, un seul !? Il est toxique et ne compte pas, au jardin parmi les comestibles. Enfin, pas pour les humains…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *