Archives de catégorie : Compostage

Nous accompagnons les collectivités (EPCI) en charge de la gestion des déchets dans leurs politiques de valorisation de déchets organiques : compostage individuel et collectif.
Appui à la mise en œuvre de démarches de compostage en établissements de santé (hôpital, EHPAD), ESAT, gîtes et campings, établissements éducatifs, entreprises.
Formation de maîtres et de guides composteurs à destination des collectivités et des particuliers.

Tontes de gazon : au compost… et au potager !!

la transformation du gazon en compost en 7 mois !

Bien sûr, ça se composte les tontes de gazon !!
Mais du fait de leur haute teneur en eau et en azote, il est indispensable de les mélanger, dès la mise en tas, avec une matière très riche en carbone et « structurante », c’est à dire créant dans le tas des poches d’air. Celles-ci sont indispensables à la vie des bactéries et autres organismes décomposeurs.

Pour cela, feuilles mortes, branches broyées, paille, fumier pailleux… J’ai une préférence pour le fumier de cheval qui me permet d’obtenir un beau compost très fibreux et léger en 7 mois, idéal pour confectionner des mottes de semis ou un « terreau » pour godets. Cela remplace avantageusement tous les terreaux du commerce fabriqués à partir de tourbe ou sphaigne et souvent enrichi en engrais de synthèse.

Enfin, n’oublions pas que le gazon peut être utilisé en paillage au potager : épandu même frais en faible épaisseur (1 à 2 cm), il permet de protéger la terre des excès climatiques, d’apporter de l’azote au sol… et surtout de nourrir les lombrics qui par leur travail incessant aèrent et enrichissent le sol.

Mais nous reparlerons du gazon et de sa gestion « écologique » : moins de tondeuse, plus de fleurs et d’insectes…

La valorisation des déchets verts dans les collectivités : nouvelle formation

Broyage de déchets verts

Brûler des déchets verts, c’est interdit depuis 2011 !
C’est pourtant une pratique encore courante chez les particuliers comme en collectivités.

La circulaire  de novembre 2011 demande aux préfets de sensibiliser les collectivités territoriales à « la promotion de la gestion domestiques des déchets verts (compostage, paillage), à la mise en place des systèmes de collecte, au développement du nombre de déchèteries, en cohérence avec les plans de prévention et de gestion des déchets, et à la responsabilité des citoyens quant aux méfaits environnementaux et sanitaires engendrés par la pratique des feux de jardins« .

Comment valoriser les déchets verts en collectivités ?
Ce nouveau module de formation répond à cette question en abordant les différentes solutions disponibles : choix d’espèces à croissance lente, gestion des pelouses et des tontes, taille douce, broyage, paillage, compostage…

Sont abordés également le cadre règlementaire et les impacts sanitaires et environnementaux d’une mauvaise gestion des déchets verts.

La formation fait la part belle aux échanges de pratiques entre agents et élus, aux apports de connaissances nouvelles (techniques, règlementaires).
Nous prenons aussi le temps d’observer, toucher, des échantillons de différents composts et broyats.

A Domaize (63), hier, avec les élus et agents de la communauté de commune du Pays de Cunlhat nous avons également fait une démonstration de broyage.

Cette formation d’1/2 journée ou d’une journée peut se faire dans votre collectivité : contact Pierre FELTZ 09 64 34 30 40.

23 foyers, 7 mois de tri et… 2,5 tonnes de déchets compostés !

BRAVO !
Les 23 foyers impliqués dans la pesée de leurs déchets ne faiblissent pas !

Depuis le début de l’opération « Compostage à tous les étages »,
nous observons une régularité dans les quantités de déchets compostés.

En regardant d’un peu plus près… ça fait plus de 100 kg par foyer, en 7 mois !

Continuons jusqu’en mars 2012 !

Le compostage sur les résidences de l’Ophis,
c’est aujourd’hui 39 résidences équipées de composteurs,
réparties sur 19 communes, 2100 logements desservis,
25 gardiens formés au compostage.

Pour mesurer l’efficacité de cette opération, le VALTOM, m’a demandé de conduire une évaluation qui se compose de 3 volets dont la mise en place de l’opération « Compostage à tous les étages ».

Les résultats définitif ce printemps, pour mesurer à partir de cet échantillon, au regard de la composition et du nombre de foyers concernés, les quantités de déchets « détournés » de la collecte sur le territoire.

Le site du VALTOM consacré à la prévention des déchets, c’est ici (clic !).

Brasser ou ne pas brasser le compost ?

Je vous fais part ici d’un échange que j’ai eu avec des étudiant en Classes Préparatoires qui conduisent des expérimentations sur le compost.

Bonjour,

Nous avons pu constater que lorsque l’on retournait le tas, après quelques jours de compostage pour une oxygénation, que la température ré-augmentait de façon significative. Nous en avons fait l’hypothèse que l’oxygène était un facteur limitant.

brassage du compost

 

Depuis le départ, nous avons choisis de réaliser un brassage de notre compost tous les 2 jours, cet intervalle n’est pas très espacé mais nous pensons que cela ne joue pas un rôle majeur étant donné que dans le pire des cas nous ne faisons qu’accélérer le phénomène de compostage et de plus notre étude se réalisant sur des petits échantillons, la notion de facteur limitant pour l’oxygène semble moins évident. Nous aimerions avoir votre avis sur la question ?

De plus dans les documents fournis , nous avons pu remarquer que la température augmente plus rapidement dans un compost riche en matière carbonaté. Cependant les premiers résultats nous montre une élévation préférentielle dans le compost riche en matière azoté et il me semblait que vos propos allaient dans le sens de nos expériences. Avez-vous une explication ?

Merci d’avance,

Ma réponse :

bonjour,
Attention cependant aux excès de brassages, la fréquence que vous donnez me semble excessive. Lors du brassage, se dégage du N2O (protoxyde d’azote) qui est un gros gaz à effet de serre. Voir cycle de l’azote.
Certains praticiens disent qu’ « un compost c’est comme un gâteau, on doit y mettre les bons ingrédients au début, puis ne plus le toucher ». Même si cela est un peu excessif, je me rends compte par la pratique que 2 brassages sont suffisants une fois le tas monté.
exemple d’un tas que j’ai vérifié aujourd’hui :
– fin du tas 6 avril
– premier retournement mi juin
– deuxième : 11 octobre
– compost mûr : 20 novembre. soit environ 7 mois, avec un compost bien confectionné dés le début (matière carbonée suffisamment structurante).

Concernant votre deuxième question, la t° monte particluièrement dans les composts riches en N : l’azote est source facile de nourriture pour les bactéries, mais aussi un milieu humide favorable à leur développement. C’est leur grande activité qui créée une élévation de température (des calories sont « brulées ») à l’image de notre organisme humain lorsque nous produisons un effort physique. Or ce sont bien les bactéries les premières à se nourrir des matières azotées.
Mais si les compost sont mal structurés (peu de poches d’oxygène) la structure du tas va s’ »affaisser », appauvrissant la disponibilité en oxygène, voir en eau = le milieu devient anaérobie et donc hostile au développement des micro-organisme, il y a « pourrissement »
cordialement. Pierre FELTZ

« On a testé les broyeurs à végétaux »

broyat de végétaux

« Utilisé en couverture du sol, mélangé au compost ou incorporé à la couche superficielle du sol (BRF), le broyat de végétaux et les appareils qui permettent de l’obtenir constituent l’une des innovations techniques majeures de ces dernières décennies en matière de jardinage ».

 

Le très bon magazine « Les 4 saisons du jardin bio » vient de faire paraître dans le dernier numéro de novembre-décembre (n° 191) un banc d’essai bien documenté et clair, pour guider dans le choix d’un broyeur.

Vendu en kiosque (5,95€) ou par abonnement : « Les 4 saisons du jardin bio »

 

Conseils pour bien composter !

« En quoi consiste le compostage ? »
Composter, c’est faire en sorte que nos déchets de cuisine ou de jardin – les déchets végétaux en particulier – se décomposent lentement pour produire un engrais fertile, le compost. Le compost, une fois produit, ressemble à du terreau et n’a pas d’odeur particulière. C’est le meilleur engrais qui puisse exister, très équilibré en différents éléments minéraux !
Il n’est pas difficile de faire du compost, mais il faut tout de même suivre quelques règles simples :
– disposer d’un composteur (sorte de caisse en bois ou en plastique aérée avec un couvercle). On peut tout aussi bien composter « en tas ».
– trier les déchets compostables lorsque l’on fait la cuisine (épluchures, reste de repas…) et dans son jardin (herbes, gazon…)
– apporter régulièrement ces déchets « verts » dans le composteur et ajouter à chaque fois le même volume de déchets « secs » (feuilles mortes, herbes sèches, paille, branches broyées).
– mélanger ce qui vient d’être apporté dans le composteur, le « vert » et le « sec ».
Petit à petit le composteur se remplit et l’on peut retirer le compost mûr (celui qui se trouve au fond du composteur) par une trappe. Ou alors, lorsque le composteur est plein, on en commence un autre, le temps que le premier mûrisse. Il faut compter entre 9 mois et un an pour qu’il soit prêt à être utilisé.

merci le compost !

« Quel est l’endroit idéal où placer le composteur ? »
Idéalement, il faut le placer dans un endroit ombragé, frais : sous un arbre ou contre une haie par exemple. Et bien sûr le disposer sur un sol perméable : sur la terre, le gazon, etc.

« Quels déchets peut-on composter ? »
En théorie tout ce qui est « biodégradable » : fruits, légumes, marc de café, sachets de thé,
coquilles d’oeufs (écrasés), reste de repas d’origine végétale (pâtes, riz…). Mais il ne faut mettre ni la viande ni le poisson, ni les cendres de bois, huiles, mayonnaise.
« Y’a-t-il un entretien particulier à effectuer ? »
Le compost, ça ne marche que si 3 conditions sont remplies : notre composteur doit avoir une nourriture « équilibrée » (c’est les déchets verts + les déchets secs), il doit « respirer » (les organismes chargés de la décomposition des déchets doivent avoir de l’oxygène) et enfin être suffisamment humide. Pour cela, il faut être vigilant à ce que l’on met dedans, le « brasser » de temps en temps et s’il est trop sec arroser avec 2 ou 3 arrosoirs.
« Quand et comment utiliser le compost ? »
Dans le jardin ou les pots de fleurs, sans restriction aucune ! Il suffit de l’épandre sur la surface et de l’incorporer dans les premiers centimètres en « griffant » le sol. Certains légumes ont plus besoin que d’autres de compost (pommes de terre, courgettes, tomates). Attention aussi à ne pas semer dans un compost trop pur : les graines pourraient ne pas germer. Mieux vaut mélanger le compost avec de la terre de jardin.

« Ecoles Témoins » : on composte dans les cantines !

Initié par le VALTOM en collaboration avec le CREEA (Collectif Régional d’Education à l’Environnement Auvergne) le dispositif Écoles Témoins, accompagne des établissements scolaires du Puy-de-dôme et de la Haute-Loire dans la réduction des déchets au sein de l’établissement en leur apportant un accompagnement méthodologique, pédagogique et financier.

le compost en collège

Le compost y a toute sa place !
Cette année, je suis intervenu dans des écoles, collèges, lycées agricoles… pour réaliser des diagnostics et former les enseignants, les agents, cuisiniers à la mise en place et à la réalisation de ce que l’on appelle le « compostage autonome en établissement ».

Et c’est reparti pour 2011-2012 !

Le formulaire d’inscription c’est ICI

Le site de présentation de l’opération c’est ICI

Compostage en pieds d’immeubles

C’est plus de 1500 logements qui sont concernés par le compostage en pieds d’immeubles dans le Puy-de-dôme.

Composteurs installés en pied d’immeuble

Le VALTOM  (syndicat de traitement des ordures ménagères) et l’OPHIS (bailleur social) se sont associés dans ce projet, avec l’appui des syndicats de collecte.

Les missions de formation des gardiens, de suivi technique du compostage et d’évaluation de l’opération m’ont été confiées.

Pour évaluer les quantités de déchets compostés, nous avons mis en place l’opération « Compostage à tous les étages » :

Ici : la présentation et les premiers résultats.

Ici : 4 mois passés et déjà la tonne franchie !

 

 

 

Ce gros vers blanc dans le compost

« C’est un hanneton ce gros vers blanc, dans le compost ? »  

Non, il s’agit de la Cétoine dorée, inoffensive dans nos potagers, et tellement belle !
On l’appelle aussi « le hanneton des roses » car ce très beau coléoptère, à l’âge adulte se nourrit de pollen et nectar des fleurs.

Ce qu’elle fait dans le compost ?
La larve se nourrit de matière organique en décomposition, tout simplement… et participe donc à l’élaboration du compost.

Son développement  : l’adulte pond dans le compost ; la larve s’y développe et construit une « coque » en terre d’où elle se transformera en adulte.