Archives de catégorie : Actualités

Expé vaisselle compostable : 2 mois et tout disparaît !

Je vous fais part ici d’une expérimentation réalisée sur le site d’Yronde et Buron, concernant la mise au compost de barquettes alimentaires fabriquées à partir de fibre de canne à sucre.

Étape 1 : les barquettes alimentaires sont mises à tremper dans l’eau pendant 10 jours. Après ce temps, elles se sont ramollies, mais les formes se tiennent bien (ce modèle est résistant à l’eau et à la chaleur, et supporte les micro-ondes).

Étape 2 : je les mets tel quel sans les écraser dans un tas de compost. Le tas a été constitué 13 jours avant (divers matériaux), il est monté en température 24 h après sa constitution. À ce stade la température est redescendue, le tas s’est quelque peu « asséché » (effet du broyat). Le tas est retourné lors de l’incorporation de la vaisselle compostable.

Étape 3 : 2 mois plus tard, le compost est criblé. Il ne reste plus rien des barquettes alimentaires qui ont totalement été compostées.

compost criblé : les barquettes sont intégralement compostées

 

 

 

 

L’expérimentation en détail

28/06/11 Constitution du tas de compost Divers matériaux dont une majorité de broyat vert (sureau, noisetier, actinidia, Laurier cerise) + vieux fumier + herbes hautes tondues + petits branchages secs broyés + arrosage + tas recouvert par du foin.
29/06/11 Montée en température Soit moins de 24 heures après la constitution du tas
01/07/11 Barquettes mises à tremper dans une bassine d’eau Objectif : ramollir les barquettes très résistantes. Assiettes fabriquées à partir de fibre de canne à sucre (résidus de production).
Elles sont résistantes à l’eau et à la chaleur (supportent les micro-ondes). Pour plat chaud et froid.
Conforme à la Norme Européenne EN 13432.Barquette oblongue 18x11x4.3 cm
11/07/11 Intégration des barquettes dans le compost Le compost est très sec (le broyat ayant tendance à « assécher ») ==> retournement du tas + eau +barquettes intégrées entières au sein du tas.
03/09/11 Résultats Criblage du compost : les barquettes ont totalement disparues après 2 mois de compostage.

 

 

 

Guide Composteur et Maître Composteur : de nouveaux métiers qui s’organisent

Paris, le 31/08/2011

 Face aux enjeux du Grenelle de l’environnement, le compostage des déchets fermentescibles des ménages est aujourd’hui clairement identifié comme une pratique majeure en matière de prévention des déchets.
Pour développer cette pratique et accompagner les citoyens, les collectivités font désormais appel à des Guide-Composteurs (GC) et Maître-Composteurs (MC) sans qu’à ce jour il n’y ait eu de réelle réflexion et définition sur le contenu de ces nouveaux métiers.

Ainsi, l’ADEME a souhaité en 2011 produire un référentiel d’activités de GC et MC.

Pour le construire, un groupe d’experts a tout d’abord fait un état des lieux des besoins des collectivités et de l’offre existante de formation proposée par une vingtaine de structures. A l’aide de grilles spécifiques élaborées en concertation avec l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) et avec la contribution du CAFOC de Nantes, une quarantaine de collectivités et une trentaine de GC et MC, notamment issus du Réseau Compost Citoyen, ont été consultés. Ce qui a permis d’élaborer des référentiels de compétences et de métiers. 

Un comité de pilotage (il est là, en photo !), composé de l’ADEME, du MEDDTL (Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement), de collectivités exemplaires et des acteurs français du compostage, s’est réuni régulièrement durant toute l’année 2011, pour échanger et amender les travaux de l’équipe d’experts.

 Le dernier comité de pilotage s’est réuni à Paris le 31 Août 2011 pour présenter et finaliser la version finale des référentiels qui seront publiés cet hiver.

Expé : vaisselle compostable, que dit la norme ?

Il n’existe pas de normes sur la définition de la biodégradabilité. Toutefois,  il existe des normes pour mesurer la biodégradation et aussi des textes fixant le vocabulaire. 

En ce qui concerne les matériaux solides, la seule norme qui fait référence actuellement est la norme harmonisée européenne 13432 (NF EN 13432 en France) relative à l’une des exigences de la Directive 94/62/CE « emballages et déchets d’emballage » à savoir la valorisation par compostage et biodégradation.

Cette norme ne tient pas compte des déchets d’emballage qui peuvent se trouver dans l’environnement par des moyens incontrôlés (déchets sauvages).

Elle arrête 4 critères d’acceptation :

Composition : la norme établit un taux maximal de solides volatils, de métaux lourds et de fluor acceptables dans le matériau initial.

Biodégradabilité : Le seuil acceptable de biodégradabilité est d’au moins 90% au total, ou 90% de la dégradation maximale d’une substance de référence.

Désintégration : c’est l’aptitude du produit à se fragmenter sous l’effet du compostage. Le seuil de refus est de 10% de la masse initiale au-dessus du tamis de 2 mm.

Qualité du compost final et écotoxicité : elle ne doit pas être modifiée par les matériaux d’emballage ajoutés au compost et ne doit pas être dangereuse pour l’environnement. La norme impose de réaliser des tests écotoxicologiques sur le compost final et exige une performance supérieure à 90% de celle du compost témoin correspondant.

Ces 4 critères doivent être tous remplis pour que le matériau soit déclaré apte au compostage.

Brève description de la Norme NF EN 13432 : c’est ici

Expé : quid de la vaisselle compostable ?

Barquettes en fibres, vaisselle biodégradables, gobelets en cellulose, assiettes en canne à sucre, palmier…
La vaisselle jetable et biodégradable, c’est à la mode. Et souvent présentée comme facilement compostable. Mais qu’en est-il vraiment ?

Depuis juillet 2011, est conduit sur le site démonstratif d’Yronde et Buron des expériences de compostage de ces différentes vaisselles.

Pour l’heure, les cloportes, vers et autres petites bêtes sont à l’œuvre !

A bientôt sur ce blog pour connaître les résultats !

Expé : ça chauffe le compost !

Les tontes de pelouses mises en tas chauffent très vite... mais ne produisent pas de compost car elles "pourrissent". Pour éviter cela : les mélanger avec de la paille, du broyat de bois, ou des feuilles mortes.

Un exemple de montée en t° d’un tas de compost : expé compost yronde 2010

Rappelons que la montée en t° est dû à l’activité bactérienne au sein du tas .

Elle se produit très vite après la mise en tas des matériaux pour peu qu’il y en ai « suffisamment ».
Elle a un effet d’hygiénisation du tas (destruction des graines d’adventices par exemple)…

… mais n’est pas indispensable pour réussir un bon compost et ne se produit pas lorsqu’on apporte des matériaux petit à petit.